U4 Koridwen d’Yves Grevet

Koridwen.jpgRésumé

« Je m’appelle Koridwen. Ce rendez-vous, j’y vais pour savoir qui je suis. »
Koridwen est la dernière survivante d’un hameau de Bretagne. Avec l’aide du vieux Yffig, elle a inhumé les neuf autres habitants du coin. Puis le vieux Yffig est mort à son tour, et Koridwen l’a enterré lui aussi. Avant de mourir, la mère de Kori lui a confié une enveloppe laissée par sa grand-mère, à ouvrir le jour de ses quinze ans. Cette lettre, qui parle d’un long voyage et de mondes parallèles, fait si étrangement écho au message reçu sur Warriors of Times que Koridwen est ébranlée malgré elle. Elle décide d’aller chercher son cousin Max et de se rendre avec lui en tracteur au rendez-vous à Paris.

Mon avis

Après ma lecture de Stéphane, j’avais vraiment envie de lire l’histoire de Koridwen. C’est maintenant chose faite. J’ai été très prise par l’histoire et ce, dès le début du roman. Contrairement à Stéphane, Koridwen vit dans une ville rurale, plus précisément dans une ferme où elle s’occupe de ses vaches. C’est un personnage auquel je me suis tout de suite attachée, elle tente de survivre comme elle peut, elle a la tête sur les épaules et malgré la peur elle sait se défendre. Koridwen est également un personnage qui intrigue, il y a toute une dimension surnaturelle autour d’elle à laquelle elle ne croit pas de prime abord. En effet, sa grand-mère la charge d’une mission qui va la pousser à quitter sa ville pour se rendre à Paris. Tout au long du roman son chemin suit le déroulement d’une comptine mystérieuse qui nous interroge et intrigue. Jusqu’à la fin, on est pas réellement sûr de ce qu’il va se passer pour elle et le doute subsiste quand à la réalité de sa « mission ». Elle va également faire des rencontres qui vont l’aider dans sa quête et se servir d’objets que lui ont légué sa grand-mère. J’ai beaucoup aimé cette dimension fantastique, qui ajoute un intérêt supplémentaire au roman. Globalement, c’est un roman qui se lit très bien et dont j’ai beaucoup aimé la précision géographique qui nous permet d’imaginer les lieux dans lesquels Koridwen évolue.

J’ai néanmoins regretté que Koridwen apparaisse comme un personnage solitaire de par la mission qu’elle doit accomplir. Ses interactions avec les personnages semblent parfois superficielles et contrairement à Stéphane, Koridwen semble avoir moins de difficultés dans son périple comme s’il ne pouvait rien lui arriver. Néanmoins, c’est un roman plein d’action, avec un côté fantastique que j’ai beaucoup aimé. Les personnages secondaires y sont intéressants et attachants. La fin m’a un peu surprise, car je suis restée sceptique jusqu’au bout.

Ma note : 8/10

 

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U4 Stéphane de Vincent Villeminot

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Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s’organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s’il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s’écroulera, à l’exception d’un seul : un rendez-vous fixé à Paris.

Mon avis

La saga U4 se compose de 4 romans (Jules, Stéphane, Yannis et Koridwen) plus un recueil de nouvelles que l’on peut lire dans l’ordre que l’on veut. Ces quatre romans ont été écrits par 4 auteurs différents.

J’ai choisi de lire Stéphane en premier car j’apprécie l’écriture de Vincent Villeminot et j’ai été agréablement surprise de découvrir que Stéphane était utilisé ici comme prénom féminin. J’ai trouvé cela original et ai donc décidé de commencer par celui-ci.

Dès le début, j’ai été embarquée dans l’histoire. Les descriptions sont très précises et mettent tout de suite dans l’ambiance, l’histoire est quant à elle très bien pensée. On ressent l’anxiété de Stéphane qui attend désespérément son père et finit peut à peu par douter de son retour. Stéphane est un personnage auquel je me suis beaucoup attaché. Elle est intelligente et courageuse, mais malgré cette force elle reste une adolescente seule et effrayée, j’ai aimé sa force et ses faiblesses. Les autres personnages sont également très intéressants. On rencontre Yannis assez vite dans le roman qui est un personnage doté d’une grande profondeur même si je n’ai pas compris ses réactions à certains moments. Lire le roman centré sur lui m’aidera sûrement à mieux le comprendre. Stéphane croisera également la route de Jules et Koridwen, ce qui permet de créer du lien entre tous les romans et de découvrir les personnages à travers les yeux d’un autre. D’ailleurs, cela m’a également donné envie de lire Koridwen mais pas Jules par contre. J’ai trouvé son personnage assez fade.

Même si cela constitue le principe du projet, j’ai été tout de même frustrée de ne pas avoir toutes les informations à la fin du roman. Je lirai Yannis et Koridwen mais pour quelqu’un qui ne souhaite pas lire les autres mais quand même avoir le fin mot de l’histoire cela peut être très frustrant. Même si la fin de Stéphane est très belle à mon goût.

Concernant l’écriture, celle-ci est concise et fluide, les chapitres sont courts, ce que j’apprécie dans un roman.

Je conclurai en disant que ce fut une très bonne lecture que je recommande chaudement.

Ma note : 8,5/10

The Last of Us Remastered (PS4)

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Développeur : Naughty Dog , Sony

Date de sortie : 2014

The Last Of Us est un survival horror, le joueur incarne Joël qui évolue dans un monde ravagé par un virus, le Cordyceps qui a transformé certains humains en créatures avides de sang. Il y en a de différentes sortes comme on le découvre rapidement au début du jeu. Celui-ci fait équipe au début du jeu avec Tess mais va faire la rencontre d’Ellie. Une rencontre qui va bouleverser leur vie à tous les deux et va les pousser à affronter de nombreux dangers à l’extérieur des villes sous contrôle.

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Joël et Ellie (source)

Le jeu est extrêmement immersif et ce, dès le début du jeu où le joueur incarne Sarah, la fille de Joël. Celle-ci vagabonde dans la maison à la recherche de son père, on ressent et partage son anxiété au fur et à mesure que l’on se rend compte que quelque chose cloche. Le rythme va ensuite s’intensifier jusqu’à une scène qui transformera la vie de ce père. Le jeu commence véritablement après une ellipse de 20 ans. On retrouve un Joël grisonnant mais blasé, habitué à sa nouvelle vie. Il va accepter une mission : faire sortir de la ville une jeune fille appelée Ellie et l’amener à un groupe appelé les Lucioles. Les choses ne vont pas être aussi simples que prévu et finalement Joël et Ellie vont devoir compter l’un sur l’autre pour survivre. Tout au long du jeu, ils vont rencontrer d’autres personnages mais vont vraiment rester ensemble jusqu’à la fin. Les deux personnages sont incroyablement attachants et j’ai adoré voir leur relation évoluer tout au long du jeu.

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Source

Outre un scénario plaisant et des personnages qui claquent, un autre intérêt du jeu réside dans ses graphismes et son gameplay.

Tout d’abord, les graphismes sont absolument superbes. La version remastérisée nous offre un cadre bucolique et des détails superbes. Les visages ne sont pas figés, les mouvements assez fluides. La musique est également un autre point positif.

Au niveau du gameplay, j’ai adoré jongler entre moments de furtivité et des moments de tuerie assumée. En fonction des ennemis, humains ou infectés, il s’agira d’adopter une stratégie différente. Pour cela, le joueur dispose de tout un panel d’armes, il faut parfois attendre un certain moment dans le jeu pour les découvrir, mais aussi des bombes, surins et autres.

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Source

Concernant sa difficulté, l’ayant joué en mode normal, je peux vous dire que certains moments m’ont donné du fil à retordre. En mode normal, les munitions ne sont pas évidentes à trouver et il faudra parfois se frayer un chemin armé seulement d’un surin ou de flèches. La difficulté est là et la durée de jeu est plus que correcte.

Ce jeu est tout simplement un gros coup de cœur et devient tout simplement mon jeu préféré. Je ne peux qu’être aussi élogieuse devant un jeu aussi abouti.

Je n’ai pas encore fait le DLC, Left Behind, je le garde pour pouvoir patienter jusqu’à la sortie du 2 prévue en fin d’année.

Ma note : 10/10

Harley Quinn d’Amanda Conner et Jimmy Palmiotti

Harley-QuinnCette série consacrée à Harley Quinn se compose de six tomes : Complètement marteau, Folle à lier, Dingue de toi, Le gang des Harley, Dancing quinn et Tirée par les cheveux.

Dans cette série, nous retrouvons Harley Quinn anciennement Harleen Quinzel à Coney Island loin du Joker et de sa folie. Elle s’y installe et devient propriétaire d’un immeuble qui accueille des « freaks » qui organisent des spectacles de cirques. Peu à peu, au cours de ses aventures, tous ces personnages deviendront une véritable famille pour elle comme par exemple un homme chèvre ou encore un extraterrestre à tête d’œuf.

La série Harley Quinn est assez légère et drôle, Harley y est énergique, drôle, toujours folle mais pas de manière malsaine comme autrefois. Elle est loin du Joker et se fait des amis voir plus si affinités. J’ai beaucoup aimé cette série dans laquelle on assiste à des situations complètements folles comme par exemple la construction d’une catapulte à déjections ou encore à une tentative de sauvetage d’un personnage kidnappé qui ne l’est plus vraiment. De plus, Harley Quinn a un énorme faible pour les animaux, elle en a adopté d’ailleurs beaucoup.

J’aime beaucoup cette série car elle nous montre comment Harley va se construire sa propre vie, indépendamment du Joker, une vie plus saine même si elle continue de se battre et de tuer. Mais cette fois-ci elle le fait selon son sens de la justice, par amour pour ses proches.

Elle va néanmoins être confrontée à son passé et j’ai beaucoup aimé comment cela était traité.

On pourra croiser d’autres personnages comme Power Girl, Poison Ivy et ce, à plusieurs reprises ainsi que Batman et la Ligue des Justiciers. Si vous voulez rigoler et découvrir Harley Quinn sous son meilleur jour, je vous conseille cette série !

Ma note : 10/10

Killing Joke – Alan Moore et Brian Bolland

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Si vous me suivez sur Instagram, vous avez pu voir que cette semaine est consacrée aux comics. Aujourd’hui je vous parle de Batman et je vous présente le comics qui est pour moi un incontournable si on est fan de Batman : Killing Joke.

Ce comics très court commence par l’évasion du Joker de l’asile d’Arkham. Si vous êtes familier, cela arrive souvent. Mais cette fois-ci il ne s’agit pas simplement de le retrouver et de mettre en échec son plan machiavélique. Le plan du Joker n’est pas de détruire, ni de tuer mais de prouver sa théorie. De prouver que toute personne saine d’esprit peut tomber dans la folie. Pour cela, il va s’en prendre au commissaire Gordon et à sa fille Barbara qui était à l’origine Batgirl. Elle deviendra par la suite l’Oracle. En parallèle, le comics nous révèle sous forme de flashs backs, comment le Joker est devenu ce qu’il est. Tout l’intérêt de ce comics réside dans la relation entre le Joker et Batman. Batman qui tente de faire revenir le Joker à la raison tandis que celui-ci veut pousser le commissaire Gordon dans la folie. Lorsque Batman retrouve le Joker ce n’est pas un combat acharné, non, c’est la confrontation entre deux états d’esprits, voire même de folies. Cette œuvre tire sa force dans l’ambivalence donnée au personnage de Batman que le Joker perçe à jour.

Les cases sans paroles sont nombreuses et renforcent l’impression de non-dits qui règne tout au long de la lecture. Les couleurs ont également leur importance notamment dans les flashs backs. Le rouge plus particulièrement. Rouge comme le danger et le sang.

La fin du comics est pour moi une des meilleures fins que j’aie jamais lue tant elle dit de choses sans une seule réplique.

Si je devais retenir un seul comics concernant Batman ce serait celui-là. Il nous présente le Chevalier Noir sous une facette plus sombre, et en même temps plus humaine aussi. C’est une œuvre exécutée avec une justesse incroyable malgré le peu de pages.

Ma note : 10/10

Normal(e) de Lisa Williamson

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Résumé

La voilà, l’occasion pour moi de tout déballer.
Cinq petits mots : Je. Veux. Être. Une. Fille. Une phrase qui refuse de sortir. Qui me réduit au silence. Maman s’attend certainement à ce que je lui dise que je suis gay. Il y a sans doute des mois qu’elle se prépare à cette conversation. Sauf qu’elle et papa ont tout interprété de travers. Je ne suis pas gay. Je suis juste une fille coincée dans un corps de mec.

Mon avis

Après avoir entendu beaucoup de bonnes critiques sur ce roman, j’ai décidé de me le procurer. Je voulais lire un roman sur le thème de la transsexualité, j’avais déjà lu Cette fille, c’était mon frère de Julie Anne Peters qui ne m’avait pas convaincu.

Dès le début, le roman entre dans le sujet, à travers le personnage de David, un adolescent mal dans sa peau auquel on s’attache vite. Le roman alternant deux points de vue, en parallèle, on découvre le second personnage principal, Léo. Lui est un jeune garçon rebelle issu d’une famille compliquée qui vit dans le quartier pauvre tandis que les parents de David sont aimants et sympathiques et ont une maison cossue. Au début les deux personnages vont évoluer séparément puisqu’à vu d’œil rien ne les rapproche jusqu’à un événement qui va les réunir. Malgré Léo, qui est un personnage qui sous une rudesse évidente cache une grande vulnérabilité. Puis une révélation sur Léo que je n’avais absolument pas prévue (je pense que je suis un peu naïve haha)… arrive. Et là, le roman qui était déjà très bon devient absolument génial. Léo va finir par se confier à David et ils créeront petit à petit une relation de confiance. Je les ai trouvés absolument touchants, deux adolescents qui d’un coup ne sont plus seuls dans leur solitude. Chacun osera enfin faire ce qu’il veut faire depuis longtemps grâce à l’autre et la fin du roman est une boule de positivité. J’étais triste de quitter ces deux personnages mais tellement contente de leur évolution depuis le début du roman. Certains personnages secondaires sont également intéressants car ils montrent que même si une personne fait quelque chose de négatif, ce n’est pas forcément pas pur méchanceté et qu’il n’est jamais trop tard pour changer et devenir une meilleure personne.

C’est un roman que je recommande, car il est positif, touchant et traite d’un sujet important. Je compte le proposer pour des élèves de collège car le sujet de la transsexualité est abordée d’une manière subtile et très positive.

Ma note : 10/10

Bilan de mon marathon littéraire

Bonsoir à tous,

Si vous me suivez sur instagram, vous avez sûrement vu que la semaine dernière, j’ai réalisé un « marathon littéraire »: mon but était de lire le plus possible afin d’avancer au maximum les lectures pour mon mémoire et de pouvoir commencer une lecture pour un projet particulier.

Je vous propose de voir ensemble le résultat de cette semaine et mon bilan personnel.

Lundi 9 avril

J’ai lu les quatre tomes du Mari de mon frère de Gengoroh Tagame (808 p) ainsi que le roman Normal(e) de Lisa Williamson (123 p). C’est la journée où j’ai réussi à le plus lire, n’ayant pas beaucoup de travail. De plus, les mangas se lisent très vite.

Total: 931 pages.

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Mardi 10 avril

J’ai poursuivie ma lecture de Normal(e) de Lisa Williamson, ce fut une journée plus chargée mais j’ai réussi à terminer ce roman en trois jours.

Total: 254 pages

 

 

Mercredi 11 avril

J’ai lu la bande dessinée Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh (156 pages) entre deux sessions de travail pour l’université. J’ai également commencé U4 Stéphane de Vincent Villeminot (35 p)

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Total: 181 pages

Jeudi 12 avril

Cette journée à été très intense à l’université, ce qui fait que je suis rentrée épuisée, incapable de lire. Je n’aurai avancé que peu dans U4 grâce à mon temps de transport.

Total: 43 pages

Vendredi 13 avril

J’ai continué U4 entre le travail et les tâches ménagères.

Total: 119 pages.

 

Mon bilan de la semaine

La semaine dernière, j’ai donc lu 1528 pages. Cela m’a vraiment aidé à avancer dans mes lectures et à pouvoir continuer mon travail. De plus, cela m’a permis de m’éloigner également un peu de mes consoles et du bruit de la télévision pour lire et même écrire au calme. Ce fut une très bonne expérience.

Vous êtes vous déjà donné des challenges personnels comme le mien?